Méline Darsck

auteure

d'histoires érotiques

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Le train …


Comme une rencontre éphémère… Comme une rencontre fantasmée…

C’était son souhait, tout en me laissant le soin de l’organiser en fonction de mon emploi du temps de ministre. Non, je vous rassure, je ne suis pas secrétaire d’État ou autre. Juste overbookée par ma cheffe qui me confie son job pendant qu’elle va se faire pomponner.
Je ne dis rien, tout simplement parce que je vise son poste et qu’un jour, je sais que je l’aurai. Et j’aurai trimé dur pour l’avoir.

Mais ce n’est pas le sujet du jour.
J’ouvre mon agenda et je confie à Stan, mon correspondant, à l’autre bout du pays, via notre messagerie préférée :

. . . . - Le 20, je serai à Madrid. Je voyagerai de nuit pour rejoindre Paris et pour une fois, je ne prendrai pas l’avion mais le train. Débrouille-toi !

Je lui ai transmis le numéro de mon train, ainsi que le wagon correspondant sans plus de précision. Je me suis décrite physiquement mais il n’a jamais rien vu de ma personne.

. . . . - Et qu’aimerais-tu que je te fasse ? avait-il demandé.
. . . . - Juste me baiser ! Quelque chose de fort et de très intense ! En un regard je te montrerai ce que je veux. Et tu ne pourras pas me le refuser.
. . . . - Entendu… je ne te refuserai rien.

C’était il y a une dizaine de jours. Depuis, nous n’avions plus échangé un seul mot et c’est très fatiguée que je grimpai dans ce fameux wagon. Je ne dirai pas que le surmenage m’a fait oublier mon rendez-vous sexe, mais presque. Je l’avais mis dans mon agenda électronique, une sorte de pense-bête… mais entre Madrid et Paris, il y avait de nombreuses gares et je ne savais ni où il monterait, ni où il descendrait. Il était simplement convenu que nous baiserions dans un wagon, une seule fois. Même si c’était la baise du siècle, plus jamais nous ne nous reverrions.

Je n’avais pas le temps pour ça, et lui…
En fait, je n’en savais rien. Je ne savais pas s’il avait du temps à m’accorder ou s’il voulait juste une parenthèse dans sa vie.

Je posai mon bagage à l’endroit habituel, me mis à l’aise, retirant mes chaussures, ma veste cintrée, attachant mes cheveux de manière moins stricte et pris place au milieu de la couchette déjà préparée. Je sortis mon billet, ma carte d’identité et mon livre.

Je peinais à me concentrer sur ma lecture, cherchant soudain du regard chaque personne qui passait dans le couloir. Je me sentais de plus en plus excitée à l’idée qu’un homme soit dans ce wagon et me cherche.

Au fait… Que lui avais-je dit ? Que dès qu’il me verrait, il saurait ce que je voulais. Je retirai en toute discrétion mon string et remontai ma jupe le plus haut possible, sans en devenir vulgaire. Mes genoux écartés l’un de l’autre…

Je voulais que la première chose qu’il vît en entrant fût ma chatte dégoulinante que je voulais qu’il lape comme un bon toutou. Evidemment, je désirais qu’il me baise entièrement, mais comme première approche, je le voulais à mes genoux, docile et habile de sa langue. Une langue était capable de bien des choses… et s’il l’était avec la sienne, cela me promettait une nuit de folie. J’en étais certaine.

Les minutes passèrent, le contrôleur vint me voir, me demanda si j’avais tout ce que je désirais, je lui souris. En fait, non il me manquait une queue, mais pour le reste oui… je ne réclamais rien d’autre sauf la paix. Il me promit de ne plus me déranger.

Je m’affalai de plus en plus sur mon siège, jusqu’à finir par m’allonger sur le ventre. J’avais bien évidemment tiré le rideau. Je voulais que Stan me surprenne et soit surpris, mais pas que tout le train me voit m’offrir.
La lecture me fit somnoler, je finis même par m’endormir.

à suivre ...

 

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Merci d'avance.e.

 

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