Méline Darsck

auteure

d'histoires érotiques

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Sur un forum de récits érotiques

 

Obéissante

 

J’ai obéi, je ne fais que ça depuis plusieurs jours, plusieurs semaines même. Depuis cette fameuse soirée où j’ai croisé son regard. Où ses joues ont brûlé les miennes lors de notre unique contact, chair contre chair, peau contre peau.

Nous étions chez des amis communs.

Un geste et nous nous étions rapprochés. Il m’avait tendu sa carte de visite en murmurant :
. . . . - Nous deux cela pourrait être tellement plus…

Plus que quoi ? J’avais passé ma nuit à m’interroger, des jours avant d’oser l’appeler.
Puis, vous devinez la suite.
Evidemment, j’ai décroché mon téléphone, évidemment j’ai composé son numéro, évidemment sa voix me rendit muette.

Depuis ce rapprochement, nous jouions ensemble, de loin, de très loin même la plupart du temps. Avec juste un SMS, une photo envoyée, un email me rappelant mes envies.
Ses mots claquaient juste, les gestes qu’IL me promettait m’emmenaient dans un imaginaire loin de mon quotidien. Sans même une rencontre, il parvenait à me rendre dépendante de ses mots.

Mais ce soir, cette nuit, ILme l’avait promis, j’allais le découvrir plus Maître encore.

J’avais obéi, ma tenue était l’exacte réplique celle de la photo : une guêpière noire, des bas, des talons vertigineux, mes cheveux attachés, mes yeux peu maquillés et ma bouche rouge sang.

Une voiture m’attendait en bas de chez moi. J’avais eu le droit de mettre une robe longue ample, avec des fines bretelles. Cela jurait un peu avec les bas, mais j’avais appris à ne plus trop penser. Je me laissais envoûter.
Une fois installée sur la banquette arrière, une voix, SA voix m’ordonna de retirer la robe, de mettre le bandeau qui attachait mes cheveux sur les yeux et de commencer à me caresser.
J’avais dû mal entendre, j’appuyai une nouvelle fois sur l’enregistreur, mais non, ses mots restaient les mêmes.

Retirer la robe, c’était faisable, mettre le bandeau aussi, mais me caresser, sans lui, dans une voiture, avec un chauffeur inconnu près de moi…
J’obéis.

Ma main se posa sur le haut de ma cuisse et je sentis que même sans me frôler, mon sexe palpitait. Je restai immobile lorsque le chauffeur murmura :
. . . . - Obéissez Madame.
Je devins rouge pivoine, mon cœur fit un bond. Je secouai la tête, il ralentit.
. . . . - Nous ne retrouverons pas Monsieur tant que vous n’aurez pas joui sous vos caresses Madame.
. . . . - Pardon ?
. . . . - Silence ! tonna-t-il. Et obéissez !
Je me pétrifiai sur mon siège, cherchant à disparaître de son regard. Mon esprit me criait de me rhabiller, de l’obliger à s’arrêter, de me ramener. Mais mes gestes n’en firent qu’à leur envie, comme s’IL les tenait. Comme s’IL les guidait.

Ma main se faufila entre mes jambes que j’écartai légèrement, mes doigts se glissèrent dans ma fente. Je voulais que ça aille vite, je ne voulais pas me donner en spectacle. Je plongeai une première fois et ressortis mes doigts dégoulinants. Quand est-ce que j’avais commencé à être excitée ? Sans doute lors de l’achat de la guêpière, la veille.
Mon index se faufila près de mon bouton et aidé du majeur, une danse synchronisée commença. Je sentis la voiture ralentir, mais je n’étais plus que dans mon plaisir, espérant gémir et jouir rapidement.
Mon bouton grossit, mon envie aussi. Mes doigts insistèrent, gratouillèrent, chatouillèrent, mon souffle se fit plus fort, mes yeux malgré le bandeau se fermèrent, ma bouche s’ouvrit et je laissai mes gémissements franchir le seuil de mes lèvres.

A peine eu-je repris mes esprits que la voiture s’arrêtait, et la portière s’ouvrait. Une main agrippa mon bras et SA voix me guida.
. . . . - Magnifique, Madame. Venez, que je vous possède enfin.

En deux mots, une phrase, je me sentis défaillir. Je sortis de l'habitacle sans ma robe et le suivis sans même me demander où j’étais. Il me retira le bandeau et je vis une dizaine de personnes masquées, tous des hommes. Leur regard fixé sur ma silhouette. IL s’arrêta et un cercle se forma autour de nous. Je pris peur et m’agrippai à son bras.
. . . . - Avec quel doigt vous êtes-vous fait jouir, Madame ?

Je montrai mes doigts préférés pour un tel plaisir et de suite, il me les lécha. Un murmure dans l’assistance me montra qu’ils étaient plusieurs à vouloir l’imiter.
Il cessa et m’entraîna dans un couloir sombre. Je ne savais où nous étions, il faisait nuit, sombre, presque froid. Peut-être un château. Les murs étaient formés de pierres et des torches éclairaient notre passage. L’ambiance me fit froid dans le dos et j’en frissonnai.

Il se retourna et me dit :
. . . . - Ce ne sera pas le dernier frisson ce soir !

Je le pensais bien mais l’entendre me fit frémir alors que derrière moi, les autres hommes émirent de gros rires. Ils nous suivaient de près, sans me frôler, mais je sentais leur présence.
Dans quel guêpier je m’étais fourrée ?

Mais sa première phrase avant de m’inviter avait été :

. . . . - Me faites- vous confiance ?
J’avais répondu oui. Il avait alors enchaîné :
. . . . - Je vérifierai !
Si je ne voulais pas le décevoir, je devais me laisser conduire où il le voulait.

Une lourde porte s’ouvrit. Un homme cagoulé se tenait près d’une large table en bois. Je marquai un temps d’arrêt. Qu’allait-il m’arriver ?
IL posa une main dans mon dos et m’emmena près de l’homme en murmurant :
. . . . - Remerciez-le d’être ici et de s’occuper de vous.
Hein ? Mais…
J’obéis. Je m’inclinai même légèrement. Qu’est-ce qui m’arrivait ?
L’homme me tourna autour et sans un mot, défit les lanières de ma guêpière et fit descendre mes bas. Je me retrouvai nue, entièrement, devant toutes ces paires d’yeux. Je fermai les miens. Je ne pouvais supporter leurs regards. Je les sentais remplis d’envie, mais je ne me reconnaissais pas.

Je vis un escabeau et la voix derrière la cagoule me demanda, non, m’ordonna de me coucher en travers de la table, laissant ma tête hors du support.
Je vis alors des cordes savamment disposées de part et d’autre de la table. Je pris place comme indiqué, sur le dos, la tête penchée. Je sentis rapidement des liens se refermer sur mes chevilles et mes poignets puis IL se défroqua devant moi. IL me présenta son sexe encore au repos devant mon visage et murmura :
. . . . - Lèche-moi.

Je déglutis. Tous les autres regardaient. La cagoule s’occupait maintenant de m’entourer de cordes. Mon esprit tentait de me raisonner, mais ma langue sortit de ma bouche et je lappai comme une bonne petite chatte, le sexe encore mou.
Il prit rapidement de la vigueur et cela me rendit encore plus humide. Je sentis que le Maître des liens passait une corde entre mes nymphes avant de la tendre à mon Maître. Etait-ce déjà mon Maître ? Je lui obéissais les yeux fermés en tous cas.

Ce dernier, tout en se laissant lécher, goûter, tira sur le chanvre et malaxa mon bouton déjà bien gonflé.

Je jouis une nouvelle fois, alors qu’il enfonçait son gland au fond de ma gorge. Je n’entendais plus rien, me laissais envahir par les cordes, par son envie, par son plaisir. Il gonfla plus encore, se tendit davantage, commença à grogner et versa sa semence au fond de ma bouche avant d'en sortir et de finir de se vider sur ma poitrine. Au même moment, je me sentis soulevée. Ma tête remise à l’horizontale, des cordes partout autour de moi. Mes chaussures reprirent place à mes pieds. Mes jambes n’étaient plus tendues, mais repliées sur elles-mêmes. Mon corps se laissa mettre sur le côté et un énorme bruit de chaîne me fit grincer des dents.
Quelle horreur ce bruit.

Je me sentis ligotée, emmaillotée, compressée par plusieurs cordes puis soulevée.
. . . . - Ouvrez les yeux, voyez comme le monde que je vous offre, peut être plein de surprises et de plaisirs. Madame, acceptez-vous de devenir ma Soumise ?
J’inclinai la tête.
. . . . - Répondez-moi.
. . . . - Oui, dis-je le souffle court et le cœur palpitant.
. . . . - Messieurs… Je vous présente mon rêve. J’ai rencontré mon rêve.

 

 

 

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